Située aux portes de Toulouse, la commune de Balma était une baronnie des archevêques de Toulouse depuis l’an 1102. C’était une vaste commune rurale (1639 ha) très morcelée avec de grands domaines agricoles, en particulier celui des Hospitaliers de l’ordre de Malte et bon nombre de petites exploitations dont les habitants propriétaires ou métayers vivaient assez misérablement. Il y avait peu de commerces et d’artisans.
A la Révolution de 1789, les biens des nobles, du haut clergé et des ordres religieux ont été vendus au titre des biens nationaux, la majorité à des notables de Toulouse et à des marchands de biens. Il n’y avait que deux routes partant de Toulouse vers Lavaur et vers Castres, le reste étant des chemins souvent impraticables au printemps et en automne. La vie s’est peu à peu développée autour de deux pôles, le quartier ancien de Lasbordes avec ses artisans et commerçants et le centre avec sa mairie-école et l’église Saint-Joseph du Rouquet.
Les ressources en eau potable sont longtemps restées insuffisantes et l’électrification de la commune a été tardive (1931). Quant aux moyens de communication avec Toulouse, ils étaient quasi inexistants.
Au sortir de la 2ème guerre mondiale, Balma comptait 1248 habitants. Les quatre maires successifs de 1947 à ce jour – Messieurs Pradel, Bonnet, Fillola, Terrail-Noves - ont dû affronter les problèmes de l’urbanisation de la viIle.
Ils ont eu le souhait de conserver à Balma son caractère villageois, mais la proximité avec Toulouse a eu pour conséquence inévitable la création de lotissements et d’habitat collectif.
En même temps sont venues les entreprises implantées dans des ZAC. La population augmentant, Balma s’est vue dotée d’écoles et d’un collège, ainsi que de très nombreux équipements collectifs, nécessaires à la vie des habitants et à la riche activité associative qui fait la particularité de notre ville.
Au début des années 2000, les transformations administratives successives ont conduit Balma à faire partie de Toulouse Métropole, une des conséquences étant que la compétence urbanisme a été transférée à la Métropole. Dans le cadre de nombreuses lois d’urbanisme contraignantes, la Z.A.C. de Vidailhan a été créée, amenant un apport de population non négligeable. Les différentes municipalités ont réussi à intégrer ce nouveau quartier à la ville, notamment en y adjoignant de larges espaces verts.
Actuellement, la population étant supérieure à 18.000 habitants, Balma dispose de 5 groupes scolaires, d’un collège et d’un lycée d’enseignement supérieur privé catholique.
(sources:
HVB, C.Martin, G.Éché)